
Il y a des vautours au-dessus de vos tête
Ceux qui de leur bec vous têtent la cervelle
Et vous envoient la jugeotte en vacances
Le grand envol des gardiens de l’intolérance
Figé par la honte, l’homme ne bouge plus
Enchainé par le regard de son voisin
« T'es un malfrat, un noiraud, une balance,
Ressens-tu les prémisses de l’intolérance ? »
Qui a eu l'audace un jour d'ouvrir la cage
De ces grands volatiles bien-pensants
Fils parfait symbole de la décense
qui vous tiraillent de mille souffrances !
Emprisonnés, on vous parle de liberté morale
Du droit d'chacun de pouvoir se taire
N'avons nous pas tous droit à l'indifférence
Celle qui régit les codes de l'intolérence ?
Vous voyez virevolter les fameux vautours
Ceux qui sillonnent le monde à grands coups d’ailes
Qui vous poursuivent depuis la tendre enfance
Et vous volent à chaque instant les clés de la tolérance
Et nous sommes nombreux à porter un matricule
A rester terrés dans nos hautes solitudes
Pour ne pas être englobés dans toutes ces médisances
Qui font de nous sans cesse le creuset de l’intolérance
Alors vous, félons vautours annonciateurs de haine
Sûrement étouffés par quelques outrages
Qu’on les décèlent vos vieilles manigances
Et qu’on s’en serve pour crier désobéissance !
j'me pavane, j' fais la chasse aux vautours
Je crie haut et fort, et pour tous, nos différences
car n’oublie jamais que dans ce joli mot tolérance
Il y a les sonorités frissonantes de la jouissance